Cortisol, l'hormone anti-stress

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Cortisol, l’hormone anti-stress

Provenant du cortex des glandes surrénales, le cortisol libère les réserves d’énergie au moment opportun (situation de stress, énervement, envie d’action, envie de combattre, etc…)  Stimulant la pression du sang dans les artères, il favorise par ailleurs l’apport d’oxygène et de nutriments supplémentaires aux tissus. Il limite la fragilité intestinale et l’intolérance médicamenteuse, apaise les allergies et la fièvre et aiguise les défenses contre l’infection. Tout stress important, qu’il soit causé par une hémorragie, une infection ou un traumatisme physique ou émotionnel, provoque une augmentation spectaculaire de la sécrétion de glucocorticoïdes (cortisol, cortisone et corticostérone), lesquels aident l’organisme à traverser la crise.  Son action est en fait tellement large qu’une carence provoque des troubles très variés. La libération du cortisol est déclenchée par l’ACTH (hormone de vigilance) , laquelle est sécrétée sous l’effet de la CRF (ihibiteur de l’ACTH donc anti-stress). La sécrétion de cortisol est en fonction de l’apport alimentaire et du degré d’activité et elle s’échelonne de manière définie au cours d’une période de 24h. Le taux sanguin de cortisol atteint son maximum peu après le lever et son minimum, dans la soirée, avant et après l’endormissement. Tout stress aigu perturbe ce rythme, car le système nerveux sympathique prend le pas sur les effets inhibiteurs du taux élevé de cortisol et provoque la libération de CRF. L’élévation du taux d‘ACTH qui s’ensuit cause un «déversement» de cortisol de la corticosurrénale.

Par l’intermédiaire du cortisol, le stress provoque une augmentation marquée des taux sanguins de glucose, d’acides gras et d’acides aminés. Le principal effet métabolique est la formation de glucose à partir de molécules non glucidiques (comme les acides aminées des protéines et le glycérol des triglycérides). En outre, le cortisol fait fondre les graisses afin de puiser de l’énergie pour le système nerveux et dégradent les protéines afin de réparer ou fabriquer les enzymes destinées au processus métabolique. La prise d’une bonne quantité de protéines est donc davantage importante si le coureur est en période pré-compétitive ou compétitive afin de compenser la perte de protéines utilisées dans ce processus métabolique due à une plus grande sécrétion de cortisol par les surrénales. Une alimentation équilibrée par rapport aux dépenses énergétiques est aussi essentielle.

Pour optimiser votre taux de cortisol, vous pouvez manger plus de viande, de volaille, de poisson, d’œufs et de graisses (non brûlées par la cuisson). Pour les femmes, évitez si possible la pilule contraceptive. Il faudra également combler vos déficiences en mélatonine, androgènes, hormones thyroïdiennes et insuline.

 

* Prenez note que  la vitamine B5  a une effet très positif sur le stress causé sur les glandes  surrénaliennes. Elle a une fonction anti-stress et peut aider à diminuer quelques nuits d’insomnie.

 

cyndie.morin@kmvert.com

 

Références:   Anatomie et physiologie humaines, Elaine N.Marieb. Guy Laurendeau, ERPI 1993

 

Commentaires

  1. Daniel Riou dit :

    Bonjour, très joli blog. Par contre, je trouve bizarre le titre de vos articles:
    - Adrénaline, l’hormone du stress
    - Cortisol, l’hormone anti-stress

    Ces deux hormones sont synergiques et sont produites lorsqu’on est stressé. Ce sont donc 2 hormones du stress. D’un autre côté, leur rôle est de donner au corps les outils pour fuire/combattre la situation stressante. Elles sont donc en ce sens des hormones anti-stress. Les titres de vos chroniques portent donc à confusion il me semble…

    1. cyndie dit :

      Effectivement, ceci peut porter à confusion. J’ai même dû relire plusieurs fois mes notes afin de bien en saisir le sens. Je crois qu’il faut le voir de façon physiologique pour le cortisol , car contrairement à l’adrénaline qui augmente la RC, pression sanguine ,ect afin de réagir à un stress immédiat, le cortisol (aussi sécrété en situation de stress) essaiera plutôt de limiter les dégâts sur l’organisme en situation de stress. Voila pourquoi il ira d’avantage dans le tissu adipeux, favorisant leur utilisation à des fins énergétiques et  »réservant » le glucose au système nerveux. Donc son but étant de limiter le plus possible les traumatismes énergétiques (de là son appellation anti-stress ). Nous comprenons maintenant pourquoi le stress fait maigrir! Merci Daniel pour cette question pertinente.

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